L'avantage d'être journaliste, c'est qu'on est libre de travailler quand cela nous chante, le week-end par exemple.
Le samedi matin n'existe pas, car il est consacré au sommeil. Le week-end commence donc vers treize heures. Après avoir testé une nouvelle recette très réussie de burger au rôti de porc et bu un café, j'étais prête à enfourcher mon vélo pour trouver des cadeaux d'anniversaire à ma belle-famille. Car comme chacun sait, le Habitat République et la Fnac des Halles sont les deux vraies places to be un samedi après-midi à Paris. Il est dommage que je n'avais pas de it bag pour m'accompagner dans mon périple.
Plutôt que de clore en beauté par un tour au Atac place Hannah Arendt pour faire les courses hebdomadaires, Klaus et moi nous sommes arrêtés place Sainte-Marthe, avons bu chacun deux bières, une coupe de champagne et mangé du foie gras au comptoir, et nous étions un peu gris à vingt heures. Le début d'ébriété nous a permis de trancher un dilemme cornélien: Motel ou Truskel? Les deux. Si le Motel était assurément une bonne idée, le Truskel ne l'était probablement pas: je me suis assoupie sur Nirvana.
Le dimanche est plus généralement consacré aux réunions familiales. Ce 30 novembre ne faisait pas exception. Et c'est assez assommée par le mélange champagne/rhume que je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi pour écrire sur le premier album de Those Dancing Days. J'avais décidé de laisser tomber mon style alambiqué, de faire simple, de ne pas chercher trop de mots dans le dictionnaire des synonymes. Finalement, trois parties de bulles et deux heures après, j'ai accouché de la chronique la plus médiocre de l'histoire de la chronique.
Ce lundi matin, je tire deux conclusions de mon week-end: journaliste ou non, le samedi et le dimanche sont rarement des journées de travail, et surtout, on ne change pas de manière d'écrire comme de chemise. En voilà une comparaison triviale. Je suis peut-être sur le bon chemin après tout.
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