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mardi 30 décembre 2008

The moment I wake up/ Before I put on my makeup

On me demande parfois pourquoi je ne me maquille jamais.




Quand j'étais petite, j'étais fasciné par le mascara bleu de ma mère. Je trouvais que ça lui faisait des yeux pas possibles.



Quand j'ai eu douze ans, j'ai commencé à me maquiller, mais comme toujours, je n'ai pas su faire dans la demi-mesure. Le résultat effrayait un peu ma mère.



Aujourd'hui, je ne suis toujours pas très douée. Quand je me mets de l'eye-liner, j'en mets toujours à côté.



Quand je me mets du mascara, je me frotte toujours les yeux.



Le pompon, c'est quand je me mets du vernis à ongles. Je n'en mets même pas parce que je trouve ça joli, mais parce que sinon je me ronge les ongles. Mais, fichtre, qu'est-ce que je suis nulle à ça: je fais de la peinture en bâtiment à chaque fois.



Au final, je préfère me dire que les garçons préfèrent les filles sans maquillage. Punkt, schluss.

mercredi 24 décembre 2008

Qu'est-ce qu'on va faire de toi?

C'est un fait: plus je vieillis, plus je fête Noël. Depuis lundi, je fête Noël tous les soirs. Les gens avec qui je suis varient, mais la bouteille de champagne reste.

Aujourd'hui, mercredi 24 décembre, pour ma troisième fête de Nono, j'ai le ventre noué, l'impression d'être revenue quelques années en arrière, à cette époque épique où les contrôles de maths et les garçons m'effrayaient au point de me donner envie de vomir.


mardi 23 décembre 2008

Blonde On Blonde

Raindrops keep fallin' on my head



But that doesn't mean my eyes will soon be turnin' red
Cryin's not for me
'Cause I'm never gonna stop the rain by complainin'

vendredi 19 décembre 2008

Saved By Old Times

Summer... It's Gone



Summer... it's gone and I dont know
Which way is the best way to go

jeudi 18 décembre 2008

Pieces of the People We Love






Le Clan Elman





mardi 16 décembre 2008

A la verticale de l'été

En 1999, ma grande sœur et moi avions conclu un pacte : elle m'accompagnait voir Wild Wild West au cinéma (ce magistral western avec Will Smith dans le rôle d'un James Bond de l'Ouest) si j'allais d'abord voir le cycle Mizoguchi au Saint-André des Arts.

J'étais alors dans une phase de rebéllion assez bête qui consistait principalement en refuser les choix familiaux. Mes parents étaient de gauche, aimaient Ouï Fm, les concerts rock, les spectacles de danse contemporaine au Théâtre de la Ville, les films intellos. Moi je prétendais vouloir voter à droite, j'écoutais Fun Radio, je refusais catégoriquement les concerts, m'endormais devant la danse, et traînais mon père, toujours bonne pâte, voir des navets au cinéma.

Graduellement, j'ai accepté le mode de vie Elman. Je n'ai pas commencé par ce qu'il y avait de plus évident (éteindre Fun Radio), mais par ce qu'il y avait de plus obtus : j'ai développé une passion pour les films asiatiques contemplatifs. Je l'ai d'abord gardée secrète, pour ne pas avoir l'air de rentrer dans le moule familial, et je n'ai pas avoué à ma sœur que je m'étais bien plus ennuyée devant Wild Wild West que devant La Rue de la honte.

En 2000, je suis allée voir ce que je juge aujourd'hui être le meilleur film de tous les temps, A la Verticale de l'été, de Tran Anh Hung. Il ne s'y passe à peu près rien, mais les images sont exceptionnellement esthétiques, les acteurs à la hauteur de la beauté des paysages, et la bande originale contient quatre des plus jolis morceaux que je connaisse. Il y a huit ans, j'avais encore des goûts musicaux assez discutables (voire franchement honteux), mais curieusement, ces chansons m'avaient déjà frappée par leur perfection: Tell Her Tell Her, Pale Blue Eyes, Coney Island Baby, Soaps

Voilà un extrait incompréhensible de la Verticale de l'été (à moins de parler vietnamien):


Das absolüte Glück



L'après-midi s'annonce en effet "grandiose": j'ai manqué de me couper le pouce en tranchant un potiron. Maintenant j'ai la main gauche ensanglantée et un potiron à moitié découpé.

I Wish



Hey, this is radio station W-S-K-E-E
We're takin' calls off the wish line
Making all your wacky wishes come true

Hello, I wish:

Être au mois de juin, pour qu'il fasse beau, pour ne plus avoir les pieds gelés et des mains violettes à tâches oranges. Ne plus être en 2008 année de la cuite, mais en 2009 année de la teuf (ou de la meuf, on verra).

Développer une allergie irréversible à la bière.

Recevoir des caisses de champagnes parce que je ne pourrai plus boire de bière.

Trouver des nouveaux groupes capables d'imiter encore mieux The Cure que les Shout Out Louds ou The Legends.

Un come-back de Jason Lytle digne de ce nom, avec un vrai album qui ne serait pas une compilation de faces B.

Avoir les cheveux naturellement plus blonds pour arrêter de me décaper le crâne avec de l'eau oxygénée.

Arrêter de me souvenir de toutes les paroles de chansons, même les plus idiotes, et à la place, me souvenir du Code de la route. Puis avoir le permis, tant que j'y suis.

Arrêter de rêver que je suis de nouveau en khâgne et que je repasse les concours de l'ENS sans jamais arriver à tenir les cinq heures de dissertation.

Ne jamais avoir eu 5/20 à l'épreuve de spécialité Philo -soit un point par heure suée sur ma copie.

Savoir tricoter autre chose que des bonnets trop courts ou des écharpes qui grattent.

Avoir les deux gros orteils plus courts pour arrêter de faire des trous à l'avant de mes Converses.

M'acheter d'autres chaussures que des Converses noires. Ça fait quand même huit ans maintenant (et autant de paires).

Interdire le Truskel aux blairs trop alcoolisés qui exultent quand le (mauvais) Dj passe Are You Gonna Be My Girl? ou (I Can't Get No) Satisfaction.

Déplacer le Truskel dans le 19e. Ça en découragerait plus d'un.

Écrire et dessiner un livre pour enfants aussi réussi que Le Petit Prince.

Entreprendre quelque chose de grandiose cet après-midi pour conjurer la fatalité du mardi après-midi d'hiver pluvieux et sinistre. En allant à l'auto école par exemple.

Et puis la paix de l'esprit et le bonheur, comme dirait Jason.

lundi 15 décembre 2008

Teenager



Je rencontre en ce moment un problème original: je n'ai pas de travail, mais j'ai envie d'être en vacances. Je voudrais des congés officiels pour faire taire ma mauvaise conscience.

Elle est venue me perturber ce matin quand je suis allée à la Défonce. Parce que j'ai eu l'occasion de voir les gens travailler pour de bon. Il était tôt, ils étaient habillés de manière soignée, à la hauteur de leurs responsabilités ou de leur tour.

C'est vrai que ça ne donne pas bonne mine le travail. Le costume non plus d'ailleurs. Déjà, dans le RER A, ma grande taille m'avait permis de contempler les crânes chauves, gras et pelliculeux de mes voisins, leur air un peu sinistre ou nerveux, voire les deux.

Ils ne se lavent peut-être pas les cheveux chaque matin, mais au moins, ils se lèvent pour une bonne raison. Ils ont quelque chose à faire, des collègues qui les attendent, un pile de dossiers à examiner. Moi, si on me proposait d'arrêter de laver mes trois tifs tous les jours contre une activité utile et rémunérée, je ne dirais pas non.

J'ai marché à contre-courant sur le parvis. Personne d'autre que moi ne venait de la tour Pacifique ni ne marchait vers le Starbucks de si bon matin. Personne d'autre ne portait de Converses trouées, ni de chemise de bûcheron, ni de mini-jupe. Je me suis sentie un peu seule. Évidemment, c'est plus drôle d'aller lire le journal au café avec mes baskets sales que de monter au trente-troisième étage d'une tour pour travailler. Mais je changerais bien, histoire de faire comme tout le monde. Et puis, de temps en temps, payer le loyer de l'appartement duquel je tiens ce blog hautement lucratif.

vendredi 12 décembre 2008

Go To Hell, Miss Rydell




Il y a trois semaines, j'étais malade et alitée. Je passais une matinée électrisante à me moucher devant un Dvd du Code de la route, quand j'ai reçu un mail d'une entreprise s'occupant de faire des compte-rendus de manifestations orales. Mon CV leur était parvenu par l'Anpe et ils me proposaient de faire quelques exercices pour tester mes compétences rédactionnelles.

J'étais assez assommée par les Doliprane que je venais d'avaler, mais j'ai décidé de tout de même m'attaquer au travail. Il s'agissait de retranscrire et de résumer en un langage châtié un dialogue entre un patron et ses employés, du genre de :

"Marcel Durouf: - Ben c'est pas comme ça que vous allez nous entourlouper, avec vos arguments de rupins! On la f'ra la grêve, même que vous allez pas vous en remettre tellement qu'on va tout bloquer.

Monsieur de Lappe:
-Vous outrepassez vos droits. Nous avons toujours respecté nos engagements, et nos termes sont on ne peut plus clairs."

J'ai fait tant bien que mal les trois exercices. Plus mal que bien visiblement, puisque hier soir, j'ai reçu un mail de l'entreprise ainsi formulé : "Nous vous remercions pour ces exercices qui, sans être mauvais, n'atteignent cependant pas le standard de qualité qui est le nôtre."

Je ne sais pas si j'écris mal, mais eux en tout cas, ils ont le sens de la formulation.

jeudi 11 décembre 2008

The Execution of All Things

Quand je me lève le matin vers huit heures, je ne ressemble pas à grand chose. Et il me faut un café pour réussir à ouvrir les yeux.



Comme je prends mon café après avoir fait ma gymnastique, je reste les yeux fermés en exécutant les mouvements. Klaus est concentré sur son ordinateur et ne fait pas attention à toutes les positions ridicules que je prends. C'est bien comme ça.



Je me réserve les haltères pour la fin parce que je sais que même si elles pèsent 1,5 kilos, c'est un peu dangereux.



Pour me muscler l'avant-bras, il y a ce mouvement très efficace qui consiste en lever l'haltère au dessus de sa tête. Mon problème, c'est que la retombée est souvent un peu brusque.



Après m'être envoyé 1,5 kilos dans la pomme, je considère que j'ai fini mes exercices.

Long Forgotten Song



Parce qu'elle dure longtemps et qu'elle est très répétitive, la gymnastique matinale est l'occasion de grandes réflexions -à part contempler le plafond, il n'y a pas grand chose d'autre à faire quand j'attaque les abdominaux. Ce matin, un souvenir poussiéreux et un constat curieux me sont venus à l'esprit : j'ai été très malheureuse en amour il y a quelques années et je ne m'en souviens pas.

Évidemment, je me rappelle avoir été désespérée. Que ça a duré trois ans, que la deuxième année j'ai pleuré sans discontinuer pendant huit jours, que je n'imaginais pas comment je pourrais jamais renoncer à ce type, que j'ai voulu me venger et que je l'ai fait. Je suis même allée voir Les Bronzés 3 pour me changer les idées un après-midi où je n'arrêtais pas de larmoyer. Mais cela reste très théorique: je m'en souviens comme je me souviendrais d'un film vu il y a longtemps. Je ne sais plus vraiment ce que c'est d'être très malheureux. C'est enterré au fond de ma mémoire avec le garçon en question.

J'ai reçu une lettre de lui au mois de septembre. C'était la lettre d'excuse que j'avais attendue en vain il y a trois ans. Et elle ne m'intéressait pas. Elle a fini à la poubelle. Je n'ai pas l'habitude de jeter mon courrier, mais il y avait un amalgame théorique dans ma tête : Pierre est synonyme de tristesse. Et je ne veux plus avoir affaire à lui.

Je trouve la nature bien faite. Avec le temps, on oublie ce que c'est, physiquement, d'être malheureux, mais on se rappelle abstraitement l'avoir été, et on fait les bons choix, comme celui d'éloigner définitivement les gens néfastes.

mercredi 10 décembre 2008

Lykke Li, Le Trabendo (Paris), 09/12/08

Les Suédois se seraient-ils fixés des règles tacites pour leurs shows parisiens ? Le concert de Lykke Li mardi dernier nous a en effet confrontés à d’étonnantes coïncidences. Comme pour I’m From Barcelona, la première partie était assurée par les Français Revolver. Comme Melpo Mene qui a l’habitude de reprendre Kids de MGMT, Lykke Li s’est attaquée à la reprise d’un groupe américain hype, en l’occurrence, le Cape Cod Kwassa Kwassa de Vampire Weekend.

Quoiqu’il en soit, la jeune Suédoise a montré ce soir là de quoi elle était capable: surgissant de nulle part dans sa tunique noire à breloques, elle enflamme la petite salle du Trabendo avec son imparable Dance Dance Dance avant d’enchaîner sur le single I’m Good I’m Gone. Les trois musiciens habillés en noir qui l’accompagnent se fondent parfaitement dans le décor, si bien qu’elle semble seule sur scène. Electrique, elle interprète une petite dizaine de morceaux avant de surprendre l’auditoire avec le mashup inattendu de Walk on the Wild Side et Can I Kick It ?

Sa prestation confirme son talent: sa voix reste puissante et émouvante comme sur l’album, mais son énergie, sa manière de danser apportent une réelle valeur ajoutée à sa musique. Il est seulement dommage qu’avec un Lp à son actif, Lykke Li ne puisse nous tenir en haleine très longtemps. C’est avec d’autant plus d’impatience que l’on attend le successeur de Youth Novels (2008).

Another Sunny Day




Finalement c'est mieux quand il pleut: la buée sur les fenêtres cache les Pères Noël Pendus.

mardi 9 décembre 2008

Bad Taste and Gold on the Door

C'est Noël, les voisins ont sorti leurs plus belles décorations : le(s) Père(s) Noël pendu(s).





Every Day

Quand je me lève le matin, j'ai environ douze heures devant moi à occuper.



La plupart du temps, je suis devant mon ordinateur.



Quand j'ai mal aux yeux, je tricote. J'aimerais bien avoir le même bonnet que Chris.



Je dessine sinon.



J'imagine des personnages. Qui me font penser à des paroles de chansons, toujours.



Je lis les livres que je n'avais pas eu le temps de lire récemment. Je découvre que Le Clézio est rasant, et que Goethe est bien plus passionnant. Ce n'est même pas du snobisme, je n'aime juste pas la manière dont les auteurs contemporains écrivent. Je me suis fait la réflexion avec Le Clézio, mais aussi avec Gabriel Garcia Marquez et Paul Auster. J'aurais dû naître trois cent avant.



J'envoie des lettres de motivation, qui pour l'instant, restent sans réponse...

Don't Ask Me To Explain




C'est une drôle d'idée que j'ai eu de commencer à raconter ma vie sur un blog. Cela ne me ressemble pas. J'ai toujours eu horreur de Myspace, Facebook, et toute autre plateforme où l'on pouvait exposer sa vie privée. Ce que je fais sur Blue Monday est pourtant pire que tout: je ne me contente pas de mettre en ligne des photos avantageuses de moi et tous mes amis ivres morts à une soirée chanmax ou sur une plage en maillot de bain comme cela arrive souvent sur les fesses de bouc, non, j'étale ma vie, mon quotidien, mes réflexions, mes photos, mes écrits, mes dessins.

Je le fais parce que j'en ai assez de faire les choses pour moi uniquement, avec pour seul maître ma bonne volonté et seule motivation ma satisfaction personnelle. Je sais que le nombre de lecteurs de Blue Monday est assez réduit, et cela me va bien. Je trouve mon blog peu digne d'être vu pour l'instant. Mais j'aimerais bien qu'à terme, il ressemble à quelque chose de cohérent qui m'aide à prendre conscience de si je devrais persévérer dans la voie que j'ai choisie, et essayer de faire des choses que j'aime mon métier.

Par ailleurs, je trouve ça terriblement funboard (de mélanger photos, textes et dessins dans mon univers déformé par les paroles de chansons).

lundi 8 décembre 2008

Strasbourg



I'll meet you in West Germany, October 1983.




We meet in Strasbourg




Dann sind wir Helden.

Nothing Changes Round Here




A l'Est, rien de nouveau. Du haut de ma butte au fond de mon lit, je fais toujours les mêmes rêves. Cette nuit, c'était mon père qui trouvait la vie trop dangereuse pour moi, et me faisait avaler du poison pour m'épargner les souffrances à venir. Le poison rendait ma respiration difficile, mais ne me tuait pas, et j'attendais en vain le moment de mourir. Pour une fois, la sonnerie du réveil m'a parue charmante.

A huit heures, j'ai fait ma gymnastique -fondamentale en temps de crise existentielle- avec une énergie surprenante. Cela a peut-être à voir avec mon ventre à bière, qui, en ce moment et à intervalles réguliers me préoccupe beaucoup. Après quelques jours, mon énervement passe, je reprends ma consommation de houblon habituelle et baille pendant la gym.

Je suis allée à l'autoécole, et ai brillamment fait huit fautes. Je désespère pas de passer sous le cap fatidique des cinq fautes.

Parmi les mails du matin, il y avait celui de ma sœur aînée qui réclamait justice envers son nez, que j'ai bassement traité de "gros" pendant une bonne partie de mon enfance. La seule raison pour laquelle je m'y suis attaquée, c'est parce qu'elle était susceptible à ce propos. Alors je le déclare aujourd'hui officiellement: elle a le plus joli nez de la famille, le seul qui n'ait pas de bosse, avec une jolie courbe. Foi de petite soeur au nez bossu.

Parmi les coups de fil du matin, il y avait celui de ma mère qui m'a résumé en sept points et six minutes ce qu'elle avait à me dire depuis hier soir. Elle me proposait entre autres d'aller voir The Young Knives, de vérifier que le concert de The Notwist était bien annulé et de la soutenir dans son courroux hebdomadaire contre mon père.

Je suis allée au pressing et ai croisé le voisin bizarre, celui qui a une longue moustache grise et hurle beaucoup dans la cour. Je n'ai pas rêvé, ce septuagénaire inquiétant a bien fixé mes seins en me saluant. Avec les 4 degrés ambiants, mon décolleté n'était pourtant pas franchement affriolant.

Je réfléchis à une compile pour mon amie Laurence que je vois ce soir. J'en tiens déjà une, mais comme je ne sais pas faire de mixtape solitaire, il y en aura une autre. Je marche par couple: compile braillard/pas braillard, pop idiote/rock sérieux, folk triste/électro girly, patate (heureuse)/boulettes (sinistre). Voilà ce que donne la dernière en date, à l'envers:






Lecture The Ruby SunsCriterion



Lecture The NotwistThe Devil, You + Me



Lecture Tex la HomaThe Greatest Key



Lecture SwellTrouble Loves You



Lecture Richard SwiftAs I Go



Lecture Richard SwiftMost Of What I Know



Lecture Jeremy JayHeavenly Creatures



Lecture Her Space HolidayThe Heartbreak Moment



Lecture Chasing DoroteaCrackin' Up




VoxtrotHeaven (Talking Heads)




WilcoHeavy Metal Drummer



Lecture The HoneydripsI wouldn't know what to do




Melpo MeneHello Benjamin



Lecture SparklehorseSome Sweet Day



Lecture DeerhunterAgoraphobia




DeerhunterCover Me (Slowly)